Il y a aussi beaucoup d'amalgames du grand public entre metal, satanisme et criminalité du fait que bon nombre de groupes de metal tendent à jouer avec les imageries satanistes. Si certains groupes peuvent parfois se prendre au sérieux avec le satanisme (notamment Deicide, Morbid Angel ou Emperor par exemple), la grande majorité des groupes ne les prennent en fait que comme des éléments de folklore ou de fantastique sans croyance aucune.
Le plus souvent, le satanisme n'est utilisé que comme simple symbole culturel de rebellion sociale (et non religieuse)[62]. Beaucoup de fans portent ainsi des symboles sataniques (pentacle de Satan par exemple), sans avoir pour autant de rapports avec la religion ni savoir ce que cela implique.
En raison de ces amalgames, plusieurs mouvements visant à discréditer le heavy metal sont entrés en croisade en avançant que cette musique avait des accointances avec le satanisme : le premier est le mouvement fondamentaliste chrétien (ayant sévi dès les années 1960 contre le rock 'n' roll) dans les années 1970 et 1980 (en Amérique du nord notamment) : on a alors vu des ecclésiastiques s'en prendre de manière extrêmement vigoureuse à des genres musicaux comme le hard rock et le heavy metal. Il y a eu de nombreuses publications à caractère pamphlétaire aux titres que Fabien Hein juge « aussi hilarants qu'inquiétants »[63] de la part notamment des télévangélistes américains ou du religieux canadien Jean-Paul Régimbal[64], qui ont pris au pied de la lettre cette imagerie et ont accusé des groupes comme Black Sabbath, Iron Maiden, KISS, Mercyful Fate, Judas Priest, Led Zeppelin, Mötley Crüe, Ozzy Osbourne, Alice Cooper, Slayer et W.A.S.P. de satanisme à cause de leur tendance à évoquer des thèmes occultes dans leur paroles[65]. Ces intégristes s'inquiètent donc de l'impact de ces groupes sur la jeunesse. Leurs accusations s'avèrent en fait exagérées car aucun des groupes mentionnés n'adhère sérieusement au satanisme. En revanche, certains de ces groupes critiquent parfois sérieusement le dogmatisme et le puritanisme religieux en utilisant parfois volontairement des références satanistes dans le seul but de provoquer. Certains parmi eux sont pourtant même de confession catholique comme Alice Cooper ou Tom Araya le chanteur de Slayer connu pourtant pour ses textes virulents contre les religions.
Pentacles inversés, symbole du satanisme, pendant un concert de Slayer..

